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Entretien avec Komlan I. Gouta, Director of International Operations chez Inol Group et ancien CCA Clermont-Fd

Entretien avec Komlan I. Gouta, CPA/CIA/CGMA, Director of International Operations chez Inol Group et ancien CCA Clermont-Ferrand.

 

Vous avez suivi un Master Comptabilité Contrôle Audit (promotion 2007) où en êtes-vous aujourd’hui ?

 

De formation comptable à la base, je me spécialise actuellement dans les métiers de l’audit et du contrôle, surtout au niveau du contrôle des systèmes et technologies de l’information, liés à l’information financière.

 

Quel a été votre parcours avant le Master CCA Clermont-Ferrand ?

 

J’ai fait un Baccalauréat en comptabilité au lycée technique de Lomé (Togo), suivi d’une Maîtrise en Sciences de Gestion à l’Université de Lomé. Suite à la Maîtrise, j’ai travaillé pour divers organismes et entreprises dont les Fonds Européens de Développement en suivi et évaluation de projet, CAFE Informatique (l’une des 2 plus grandes sociétés informatiques du Togo) comme Spécialiste national SAGE SAARI, et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) comme Comptable.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à intégrer le Master CCA ?

 

Le désir de me spécialiser en comptabilité et audit, et surtout de m’ouvrir davantage sur le monde, de me cultiver, de découvrir et de vivre dans d’autres cultures était très fort; tellement fort qu’en 2005, j’ai quitté la BOAD pour mon Master de troisième cycle en France dans la région d’Auvergne à Clermont-Ferrand.

L’Université d’Auvergne m’avait été recommandée par des amis, eux-mêmes anciens étudiants de Clermont.

 

Qu’est-ce que vous retenez de cette formation à Clermont-Ferrand ?

 

Clermont est la ville au sein de laquelle j’ai été le plus choyé et le plus chanceux. Aux professeurs-enseignants de grand calibre comme Mme Alma, M. Roux, M. Deschuitner, Mme et M. Mathot et d’autres, s’ajoutaient des enseignants internationaux venus du Canada et des États-Unis.

A ce corps d’enseignants, s’ajoutaient aussi des experts-comptables, commissaires aux comptes, fiscalistes et cadres de grandes entreprises qui venaient nous enseigner leurs pratiques en entreprises. Je me souviens encore d’un cadre qui était venu nous exposer comment il avait piloté avec succès le projet de mise en place des IFRS chez Michelin en 2005.

 

Nous avions beaucoup d’offres d’emplois et de stages. Les employeurs venaient nous chercher à l’université. J’avais l’embarras du choix. Ma plus grande chance était venue de Mme Bonnichon, expert-comptable et commissaire aux comptes qui nous avait enseigné les normes américaines. Elle m’avait recruté dans son cabinet dans lequel j’avais participé, entre autres, à des mandats conformément à la Loi américaine SOX dans des groupes internationaux.

 

Ces mandats ainsi que le projet tutoré réalisé à l’université sur la « convergence IFRS-US GAAP » m’ont aidé à pousser plus loin mes horizons. Le Master CCA de Clermont-Ferrand a ouvert devant moi des boulevards, et m’a permis d’aller aussi loin que je le souhaitais.

 

Quel parcours avez-vous suivi à l’issue du Master CCA Clermont – Ferrand ?

 

Après quelques emplois au Canada, j’ai poursuivi sur les Etats-Unis pour faire mon diplôme d’expertise comptable américaine CPA avant de revenir au Canada.

La formation du Master CCA a énormément contribué à me permettre de réussir le CPA et tous les autres titres internationaux dont le CIA (auditeur interne certifié), le CGAP (auditeur certifié du secteur public) et le CISA (auditeur certifié des systèmes/technologies d’information).

Au Canada et aux USA, le master CCA et le CPA ainsi que les autres titres internationaux m’ont donné des possibilités presqu’illimitées; le Canada et les USA ont mis tous les moyens à ma disposition pour réaliser mes rêves, avec pour seule et unique condition de justement avoir des rêves. Au Canada, j’ai travaillé, entre autres, pour des entreprises privées et pour le gouvernement du Québec à des postes de Conseiller en contrôles des technologies d’information (TI), Auditeur interne, Analyste-Auditeur et Analyste expert de l’intégrité des systèmes financiers informatisés.

 

Comment avez-vous eu l’idée originale d’InoLGroup ?

 

Parallèlement à ces emplois, étant donné que j’ai étudié, résidé et travaillé dans différents pays sur différents continents, et surtout acquis une culture interculturelle, j’ai très souvent été sollicité par des entreprises et particuliers résidant en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, me demandant de les conseiller et de les accompagner dans leurs projets d’internationalisation ou dans l’établissement de leurs partenariats d’affaires.

 

La plupart des institutions et particuliers m’avaient contacté après qu’ils aient réalisé des pertes dues à des erreurs d’interprétation culturelle. Par exemple, un client avait perdu une subvention de plus 2 millions d’euros devant être attribuée par un partenaire financier Nord-Américain, alors qu’il avait un bon dossier. Lorsqu’il m’avait contacté, nous avions remarqué que l’erreur avait été due à une mauvaise interprétation culturelle. Un autre cas, par exemple, concernait un expert canadien, réputé dans son domaine. Il avait envoyé son dossier dans un pays francophone d’Afrique pour une importante mission. L’appel à candidatures exigeait un diplôme universitaire; mais contre toute attente, son dossier avait été rejeté. Lorsque j’avais été contacté, nous avions remarqué que le canadien avait fourni un Baccalauréat canadien et l’équipe de sélection en Afrique a rejeté le dossier, croyant qu’il s’agissait d’un Baccalauréat de lycée : encore une erreur liée à une mauvaise interprétation culturelle.

 

Toutes ces sollicitations nous ont amenés à comprendre qu’il existe un réel besoin de créer un cabinet d’interface qui fasse le pont entre les acteurs économiques de différents pays et de différents continents, de manière à les aider, à prévenir et à éviter ces milliards de dollars ou d’euros de pertes qui se produisent dans le monde des affaires chaque année par manque de compréhension du langage culturel des uns par les autres.

 

Aujourd’hui, quelle sont les services offerts par InoL Group ?

 

C’est dans une perspective de conseil et d’accompagnement des acteurs économiques qu’InoL Group a été créé. InoL Group offre 3 catégories de services :

  • Bridging services ou Services d’interface ou de pont: Traduction des états financiers, du français vers l’anglais nord-américain et vice-versa, Accompagnement dans l’établissement de partenariats d’affaires et dans les projets d’internationalisation, etc…
  • Standard services ou Services courants : conseils en gestion de risque, contrôle interne, gouvernance, comptabilité, finance, élaboration de business plan, formation, etc…
  • Peer services ou Services des pairs : par exemple lorsqu’un un cabinet en France ou en Afrique a besoin d’une ressource spécifique pointue pour compléter son équipe pour une mission donnée, InoL Group fournit la ressource au cabinet.

 

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